Les observations

Observation n°269 (Web)

Par Manuel SIRERA
Déposée le 6 mars 2022 à 21h20
TRIBUNE DE L'APTAECV ET SES 542 SIGNATURES.

Bonjour,

Au nom des habitants de Crisenoy et des villages alentours, l'association APTAECV souhaite verser à la concertation une tribune.
Nous nous sommes tous mobilisés pour le respect de l'équité et une vision plus juste de l'action publique.
Nous sommes convaincus plus encore aujourd'hui après cette période de concertation que les principes prônés par l'Etat pour la zéro artificialisation nette et la zéro émission nette doivent être respectées.
Nous sommes encore plus convaincus après cette concertation que les conditions des détenus, du personnel et les liens familiaux seront loin d'être optimum si ce site est retenu.
Nous sommes encore plus convaincus après cette concertation que l'intérêt général ne peut et ne doit être bafoué par divers intérêts personnels et politiques.
Nous sommes convaincus après cette concertation de notre force collective.
Nous attendons de votre part le respect de notre démocratie et de l'intérêt général.
Nous vous demandons de vous engager à rechercher d'autres terrains plus respectueux de l'environnement, plus respectueux de l'équité territoriale, plus respectueux des détenus. Plusieurs propositions vous ont été faites pendant cette concertation, de nombreuses possibilités existent en milieu plus urbain.

Monsieur le garde des sceaux, Monsieur le premier ministre, décideurs, nous vous demandons d'entendre et de considérer les observations formulées par l'ensemble des contributeurs de cette concertation.
Nous sollicitons également un entretien afin de vous rencontrer et de vous rapporter ce qu'est notre territoire, ses valeurs et ses ambitions pour le futur. Cette rencontre afin de vous partager les retours de vos concitoyens et vous révéler au combien la ferveur citoyenne est forte et solidaire. Mais également vous faire entendre leur ferme et légitime opposition, non sans propositions.

Nous préférons la voix du dialogue républicain et de l'échange à celle du contentieux.

Mais si la raison et le pragmatisme ne l'emportaient pas, la seule voix restante, celle du contentieux, sera celle que les habitants de notre territoire emprunteront afin de réaffirmer, avec vigueur leur forte opposition à ce projet sur le site étudié de Crisenoy.

Veuillez agréer, Messieurs les Ministres, de nos considérations distinguées.

L'Association pour la Préservation des Terres Agricoles, de l'Environnement et du Cadre de Vie

APTAECV

Document joint

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous renvoyons à la réponse à votre observation 268.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°268 (Web)

Par Manuel SIRERA
Déposée le 6 mars 2022 à 21h15
TRIBUNE DE L'APTAECV ET SES 542 SIGNATURES.

Bonjour,

Au nom des habitants de Crisenoy et des villages alentours, l'association APTAECV souhaite verser à la concertation une tribune.
Nous nous sommes tous mobilisés pour le respect de l'équité et une vision plus juste de l'action publique.
Nous sommes convaincus plus encore aujourd'hui après cette période de concertation que les principes prônés par l'Etat pour la zéro artificialisation nette et la zéro émission nette doivent être respectées.
Nous sommes encore plus convaincus après cette concertation que les conditions des détenus, du personnel et les liens familiaux seront loin d'être optimum si ce site est retenu.
Nous sommes encore plus convaincus après cette concertation que l'intérêt général ne peut et ne doit être bafoué par divers intérêts personnels et politiques.
Nous sommes convaincus après cette concertation de notre force collective.
Nous attendons de votre part le respect de notre démocratie et de l'intérêt général.
Nous vous demandons de vous engager à rechercher d'autres terrains plus respectueux de l'environnement, plus respectueux de l'équité territoriale, plus respectueux des détenus. Plusieurs propositions vous ont été faites pendant cette concertation, de nombreuses possibilités existent en milieu plus urbain.

Monsieur le garde des sceaux, Monsieur le premier ministre, décideurs, nous vous demandons d'entendre et de considérer les observations formulées par l'ensemble des contributeurs de cette concertation.
Nous sollicitons également un entretien afin de vous rencontrer et de vous rapporter ce qu'est notre territoire, ses valeurs et ses ambitions pour le futur. Cette rencontre afin de vous partager les retours de vos concitoyens et vous révéler au combien la ferveur citoyenne est forte et solidaire. Mais également vous faire entendre leur ferme et légitime opposition, non sans propositions.

Nous préférons la voix du dialogue républicain et de l'échange à celle du contentieux.

Mais si la raison et le pragmatisme ne l'emportaient pas, la seule voix restante, celle du contentieux, sera celle que les habitants de notre territoire emprunteront afin de réaffirmer, avec vigueur leur forte opposition à ce projet sur le site étudié de Crisenoy.

Veuillez agréer, Messieurs les Ministres, de nos considérations distinguées.

L'Association pour la Préservation des Terres Agricoles, de l'Environnement et du Cadre de Vie

APTAECV

Document joint

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre contribution dont nous prenons bonne note.

Les thématiques que vous abordez ont fait l’objet de réponses de notre part à la suite de précédentes observations dans ce même registre, auxquelles nous vous invitons donc à vous reporter, eu égard au temps matériel dont nous disposons avant la remise du bilan du garant, qui nous contraint à prioriser sur l’instant les réponses aux observations comportant de nouvelles thématiques ou de nouveaux aspects.

Cependant, nous souhaitons vous préciser que l’étude multicritères des sites menée par l’APIJ est réalisée sur les sites proposés par les services de l’État. C’est parmi ces sites que le site de Crisenoy a été identifié comme étant le plus favorable.

Dans tous les cas, nos réponses à chacune des thématiques abordées dans le registre et à travers les évènements de la concertation seront synthétisées et, le cas échéant, complétées dans le bilan du Maître d’Ouvrage que nous publierons sur le site de la concertation dans un délai de 2 mois à compter de la parution du bilan du garant.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°267 (Web)

Par Julien BLIN
Déposée le 6 mars 2022 à 20h56
S'il est indéniable que la construction de prisons est nécessaire en France, il l'est aussi qu'elle ne peut se faire n'importe où et à n'importe quel prix. Le projet de Crisenoy n'a aucun sens et ce quel que soit la thématique analysée.
Sur le caractère constructible de la zone, il relève d'une lecture particulière et partisane de dire que le SDRIF 2013 prévoit l'urbanisation du secteur. Il ne prévoit que la possibilité de le faire et en aucun cas l'obligation de le faire. S'appuyer sur la préexistence d'un projet de ZAC logistique lui-même insensé, est ridicule à ce titre. Quand bien même il existence des pastilles d'urbanisation possible, encore faut-il que cette urbanisation soit justifiée par un projet réellement d'intérêt général et sans contrainte majeure sur l'environnement.
A l'heure où l’État impose aux collectivités l'application du Zéro Artificialisation Nette, venir artificialiser des terres agricoles à Crisenoy n'a aucun sens. On retiendra d'ailleurs que l'Etat s'exonèrerait ici des obligations qu'il impose aux collectivités en matière de ZAN. A l'aube des très graves conséquences sur l'approvisionnement de la France en matière de produits agricoles liés à la guerre en Ukraine, supprimer de telles terres agricoles n'a pas de sens.
D'un point de vue environnemental, au delà du ZAN, c'est tout l'écosystème local qui sera bouleversé avec notamment la suppression pure et simple d'un ru. Cette situation est ubuesque au moment même où des collectivités payent des millions d'euros, aidés par l’État pour restaurer des rus (ex de la bièvre en Val-de-Marne). Les services de l’État n'apprennent-ils pas des erreurs du passé ?
L'intégration paysagère d'une prison est complexe et les constructeurs font visiblement des efforts et la matière mais sur un site comme celui de Crisenoy toute tentative est voué à l'échec du fait des paysages ouverts de la brie céréalière. D'autres sites moins sensibles se prêtent beaucoup mieux à ce type d'implantation, Réau étant un très bon exemple récent ou Noiseau pour les sites en projet. S'acharner à mettre quelques arbres autour ne permettra en rien une intégration impossible en milieu rural ouvert... qui ne mérite pas non plus d'être balafré par une zone d'activité logistique par ailleurs.
A l'heure où le rapport du GIEC alerte les gouvernements sur le réchauffement climatique et notamment l'impact de la dépendance aux énergies fossiles, le projet de Crisenoy semble tout droit sorti des années 1980. En effet, aucune desserte en transports en commun digne de ce nom n'existe aujourd'hui et visiblement aucun projet n'est possible au vu du coût que cela impliquerait. Cet éloignement de tout ne sera pas sans conséquence pour l'ensemble des personnes concernées : membres de l'administration et surveillants pénitentiaire, avocats, familles. Tous seront contraints et forcés de venir en véhicule individuel, avec le bilan carbone et le coût financier que l'on peut facilement calculé. A titre d'exemple, le site de Noiseau (94) est beaucoup mieux desservi par des lignes de bus qui desservent le RER A et le RER E. Accéder à un RER depuis Crisenoy est quasiment mission impossible, ce qui démontre une fois de plus que la réflexion liée à l'implantation de la prison à Crisenoy est datée et n'est absolument pas apte à faire face aux enjeux environnementaux et climatiques actuels.
Créer de nouvelles places de prison est indispensable aujourd'hui, pour garantir le respect de la dignité des prisonniers. Pour autant, il est impensable d'imaginer construire n'importe où et à n'importe quel prix comme l'Etat l'imagine aujourd'hui à Crisenoy. Je rejoins à ce titre les très nombreux opposants au projet pour dire NON au projet.

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre contribution dont nous prenons bonne note.

Les thématiques que vous abordez ont fait l’objet de réponses de notre part à la suite de précédentes observations dans ce même registre, auxquelles nous vous invitons donc à vous reporter, eu égard au temps matériel dont nous disposons avant la remise du bilan du garant, qui nous contraint à prioriser sur l’instant les réponses aux observations comportant de nouvelles thématiques ou de nouveaux aspects.

Dans tous les cas, nos réponses à chacune des thématiques abordées dans le registre et à travers les évènements de la concertation seront synthétisées et, le cas échéant, complétées dans le bilan du Maître d’Ouvrage que nous publierons sur le site de la concertation dans un délai de 2 mois à compter de la parution du bilan du garant.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°266 (Web)

Par CRISENOY MUNICIPALITE
Déposée le 6 mars 2022 à 20h45
Bonjour à toutes et tous,
Vous trouverez en pièce jointe une motion de la commune de CRISENOY contre le projet de construction d'un centre pénitentiaire sur les terres agricoles de CRISENOY et le projet de mise en compatibilité du Plan Local d'Urbanisme de la commune de CRISENOY.
Délibération prise n°22/03/01
Bien cordialement
Le maie de la commune de CRISENOY
Hervé JEANNIN
06 24 16 27 64

Document joint


Observation n°265 (Web)

Par LEONE DUGARDIN
Déposée le 6 mars 2022 à 20h39
Je voulais revenir sur les différentes réponses qui ont été apportées durant les réunions publiques concernant les remarques sur la taille de ce projet de centre de détention.
Tout d'abord, aucune réponse claire n'est apportée sur le caractère choquant, voir immoral, de finaliser un projet qui amènera un village français à avoir 2 fois plus de citoyens incarcérés que de citoyens libres. Doit-on faire trancher une juridiction sur le problème constitutionnel que cela pourrait constituer?
Il a été plusieurs fois proposé, lors des réunions, de privilégier la création de plusieurs centres pénitentiaires de plus petite taille, ce qui constituerait un certain nombre d'avantages :
- il a été reconnu qu'un centre pénitentiaire de plus petite taille était plus favorable à la réinsertion des détenus ainsi que pour leur bien être et celui des familles et du personnel pénitentiaire;
- privilégier des centres de plus petite taille permettrait d'avoir moins de contraintes et de trouver plus facilement des emplacements notamment dans les nombreuses friches industrielles du département (voir de la Région);
- répartir plusieurs centres aux alentours de différents tribunaux permettrait d'éviter d'engorger le tribunal d'instance de Melun qui absorbe déjà l'activité du centre de détention Sud Francilien situé à quelques km de Crisenoy;
- un plus petit centre de détention aurait moins de contrainte en terme de Co visibilité, de passage de véhicules proches des habitations, de logements à prévoir pour le personnel pénitentiaire...
A ces remarques sur l'intérêt de centres pénitentiaires plus petits, l'APIJ et les représentants du ministère de la justice ont répondu que cela n'était pas envisageable car cela serait plus coûteux.
Or, le projet de Crisenoy comporte des contraintes financières importantes :
- création d'une route de contournement du hameau des Bordes ;
- prise en compte des gazoducs et oléoducs qui traversent le site ;
- compensation carbone du détournement d'un ru (sans mentionner l'impact écologique à proprement parler de ce détournement) ;
- création d'un site d'assainissement pour plus d'un milliers de personne sur un site naturel;
- prise en compte visuelle et sonore d'une covisibilité à 300 mètres...
A l'énoncé de ces contraintes, il nous a été répondu qu'aucune limite financière n'empêchera de trouver des solutions à ces problèmes.
Faudrait-il savoir??? Il ne serait donc pas possible de faire plusieurs sites à cause de la contrainte budgétaire, alors qu'il a été démontré que cela était beaucoup plus bénéfique, mais par contre, cela ne pose pas de problème de dépenser des millions d'euros à mettre aux normes un site qui n'est pas propice à accueillir une prison???
Il serait intéressant que nous ayons un chiffrage du montant que coûterait la résolution de toutes ces contraintes.
Pour finir, il a été évoqué que l'entretien des centres pénitentiaires était pris en charge dans le cadre d'un contrat d'entretien avec un établissement spécialisé et que ces contrats d'entretien pouvaient être groupés pour plusieurs établissements. Je ne vois donc pas quelle serait la contrainte en terme de coûts d'entretien à la création de plusieurs établissements de plus petites taille.
Une fois de plus, nous privilégions ici l'aspect budgétaire (et il reste encore à prouver que ce projet serait plus intéressant financièrement) à la ruralité, à l'environnement et à la mission première du ministère de la justice à savoir la meilleure réinsertion possible des détenus.

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre contribution dont nous prenons bonne note.

S’agissant de la taille de l’établissement pénitentiaire, des réponses ont été apportées sur les sujets du droit de vote des détenus et de l’obligation de construction de logements sociaux issue de l’article 55 de la loi SRU. Il s’agit donc de dispositions de droit commun. Aucun article de la constitution du 4 octobre 1958 n’a été présenté, dans le cadre de la concertation, comme étant de nature incompatible avec le projet étudié.

Concernant la création d’un établissement de 1000 places ou de plusieurs petits établissements, le programme 8000 concerne principalement des établissements de plus de 600 places. Si la création de plusieurs établissements de plus petite taille implique des coûts de construction et d’aménagements plus importants, puisqu’ils sont multipliés, il en est de même des coûts de fonctionnement, notamment en ressources humaines. La création de plusieurs petits établissements induirait en effet de démultiplier les postes protégés qui disposent d’un effectif constant quel que soit la capacité de la structure, (notamment la porte d’entrée principale, le poste central de sécurité, le poste central de détention, les postes d’hébergement, les postes de surveillance de la promenade etc…). Il y a lieu de noter que certains de ces postes sont tenus 24h/24, 7j/7, ce qui accentue le nombre d’ETP (équivalent temps plein) nécessaires pour les tenir. Le service de nuit se compose également d’un nombre d’agents assez homogène, quelle que soit la taille de l’établissement, de même que les postes de direction et administratifs.

Les études approfondies qui seront menées au cours de l’année 2022 auront notamment pour objectif de préciser les coûts nécessaires, tant à la construction du projet, qu’aux aménagements qui l’accompagnent, et au coût du foncier. Ces données seront rendues publiques dans le dossier d’étude d’impact.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°264 (Web)

Par Evelyne Laggia
Déposée le 6 mars 2022 à 20h25
Bonjour,

Non à l'implantation d'une prison sur nos terres à Crisenoy !!!
Pourquoi nous imposer 1000 détenus et le personnel pénitentiaire sur les terres agricoles d'un village de 630 habitants environ ?
Aucune étude préalable à la faisabilité d'un tel projet n'a été réalisée : Existence de zones humides, passage de gazoduc, couloir aérien, insuffisances d'infrastructure tant routière que transports en commun, éloignement géographique de la gendarmerie et insuffisance en personnel, saturation du Tribunal de grand instance à Melun et là aussi manque de personnel, désertification médicale...
Laissez nous vivre au sein de notre village que nous avons choisi pour sa tranquilité, sa qualité de vie, son environnement touristique (château de Vaulx le vilcomte et ses jardins à la Le Nôtre, le château de Blandy les tours, les forêts cachant ses trésors archéologiques, sa Flore si diverses....) laissez travailler nos agriculteurs afin de recentraliser nos besoins vitaux,
laissez nous vivre au sein d'un environnement que nous avons choisi et que nous chérissons et ainsi permettre de transmettre à nos enfants, petits enfants un patrimoine sain et riche d'enseignement....
Nous sommes en démocratie et le mot LIBERTE... de choisir est encore dans le petit Robert français.
Utilisez les friches industrielles qui existent plutôt que de nous "voler" nos terresterres agricoles....

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre contribution dont nous prenons bonne note.

Les thématiques que vous abordez ont fait l’objet de réponses de notre part à la suite de précédentes observations dans ce même registre, auxquelles nous vous invitons donc à vous reporter, eu égard au temps matériel dont nous disposons avant la remise du bilan du garant, qui nous contraint à prioriser sur l’instant les réponses aux observations comportant de nouvelles thématiques ou de nouveaux aspects.

Dans tous les cas, nos réponses à chacune des thématiques abordées dans le registre et à travers les évènements de la concertation seront synthétisées et, le cas échéant, complétées dans le bilan du Maître d’Ouvrage que nous publierons sur le site de la concertation dans un délai de 2 mois à compter de la parution du bilan du garant.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°263 (Web)

Anonyme
Déposée le 6 mars 2022 à 19h53
Etant ancienne CPIP (conseillère pénitentiaire d'Insertion et de Probation) je suis totalement opposée à ce projet de construction. Les nouveaux établissements pénitentiaires sont tout autant défavorables aux personnels qu'aux personnes détenues. La prison de Melun est à taille humaine et qui plus est "spécialisée" pour les AICS (auteurs d'infractions à caractère sexuel) ce qui ne sera plus le cas avec la nouvelle prison. La prison de Melun est intégrée dans la ville depuis des années elle est facilement accessible autant pour les personnes détenues que pour les personnels. De même les magistrats de l'application des peines gagnent du temps pour se rendre en audience. Lorsque les lieux de détention sont trop excentrés on multiplie les audiences en visio conférence ce qui n'est pas du tout une bonne chose pour les 2 parties à nouveau.
Un autre argument non négligeable est la destructions des champs nécessaire pour la construction d'une nouvelle prison. A l'heure actuelle il est plutôt temps de protéger la nature que de la détruire.
Le nouvel établissement prévu comprendra une maison d'arrêt donc un turnover important de personnes détenues et aussi un type de population carcérale totalement différent de celui actuellement présent dans le centre de détention de Melun. Les habitants du village de Crisenoy ne sont pas prêts à recevoir ce type de population la plupart des gens vivent à la campagne pour être tranquilles pas pour devoir cohabiter avec des personnes incarcérées. Un établissement pénitentiaire entraîne des nuisances sonores mais aussi des nuisibles : rats...

Quand on sait que le maire de Melun veut uniquement celle nouvelle prison afin de récupérer les terrains laissés libres par le départ de la prison sur l'île de Melun c'est vraiment risible. Melun est en train d'être bétonné de toute part. Je suis née dans cette ville et sa transformation est affrayante. La prison de Melun fait partie intégrante de la ville, elle ne dérange personne et s'intègre parfaitement au cadre. Elle n'est pas parfaite et en effet il y a souvent des problèmes d'inondation lorsque la Seine monte mais les moyens alloués à la construction d'une nouvelle maison devraient plutôt servir à sa rénovation.
Enfin un centre pénitentiaire existe déjà à Reau à 15mn à peine de Melun alors certes il n'y a pas de maison d'arrêt en son sein mais au lieu de construire sans cesse de nouveaux établissements la justice devrait plutôt penser autrement les sanctions. Il y a tellement plus utile qu'une peine de prison pour lutter contre la récidive.
La maison d'arrêt de Fleury est par exemple pleine de condamnés à des peines supérieures à celles prévues par les textes soit disant faute de place en centre de détention et pourtant en centre de détention on envoie des personnes relevant d'une maison d'arrêt. C'est tout le système qui est à revoir et ce n'est pas la construction d'un nouvel établissement sur Crisenoy qui réglera le problème.

Mes propos sont quelque peu décousu je m'en excuse par avance mais c'est le cœur et l'expérience qui parlent. Je connais Melun et je connais le monde judiciaire j'espère donc que mon avis sera pris en compte et qu'une erreur sera évitée.
Si vraiment une maison d'arrêt devait être construite il faudrait qu'elle le soit dans une ville accessible facilement en transports en commun. Les familles de détenus et les personnels n'ont pas tous les chances d'être véhiculés. En plus le réchauffement climatique actuel pousse à encourager les transports plus que les voitures. Il faut donc la construire dans un lieu adapté. C'est le cas pour la prison de Reau par exemple qui est à 15mn à pied de la gare.

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre contribution et pour votre partage d’expérience dont nous prenons bonne note.

Tout d’abord, le projet de Crisenoy répond à un enjeu national de lutte contre la surpopulation carcérale en France. Il s’inscrit dans le cadre du programme « 15 000 places », lui-même décliné à l’échelle régionale où le besoin en Ile-de-France est le plus prégnant, menant au projet de construction de plusieurs établissements pénitentiaires dans les départements franciliens. Il est précisé que les détenus du futur établissement pénitentiaire de Crisenoy pourront venir d’autres départements d’Île-de-France.
En outre, comme nous avons pu le rappeler pendant la concertation, l’ouverture d’un établissement pénitentiaire de 1000 places à Crisenoy n’est pas conditionnée à la fermeture du centre de détention de Melun, qui n’a pas été décidée à ce jour par l’administration pénitentiaire.
Notons d’ailleurs que si le profil des détenus du projet de Crisenoy n’est pas encore arrêté à date, le besoin le plus important concerne les places en maison d’arrêt, quand l’établissement de Melun présente, quant à lui, des places en centre de détention.
Pour toutes ces raisons, l’appréciation du projet de Crisenoy fait l’objet d’une échelle plus large que la comparaison avec l’établissement existant de Melun.

S’agissant des terres agricoles du site étudié par l’APIJ, celles-ci sont identifiées dans un « secteur d’urbanisation préférentielle » au niveau du SDRIF, ce qui n’est pas le cas de nombreuses autres terres agricoles à proximité du site. Néanmoins, une étude préalable agricole (L.112-1-3 du code rural et de la pêche maritime) sera menée dans le cadre de ce projet et celle-ci détaillera les mesures compensatoires envisagées pour éviter et réduire les effets négatifs notables du projet sur la filière agricole, ainsi que le cas échéant des mesures de compensation collective visant à consolider l’économie agricole du territoire, et compenser la perte de valeur ajoutée induite par la perte de surface agricole.

Le site de Crisenoy n’est effectivement pas desservi par les transports en commun à ce jour. Dans le cadre du projet, l’APIJ organisera des échanges avec le gestionnaire du réseau afin d’étudier les modalités de renforcement de la desserte du site en transports en commun.

Enfin, certaines thématiques que vous abordez sortent du champ immobilier et donc du champ de compétence de l’APIJ, maîtrise d’ouvrage immobilière pour le compte du ministère de la justice. Sur ces aspects, nous vous invitons à consulter la loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice qui a été publiée au Journal Officiel le 23 mars 2019.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°262 (Web)

Par SYLVAIN DUMONT
Déposée le 6 mars 2022 à 19h48
Je m'oppose au projet de construction de la prison car j'estime que le paysage et la qualité actuel de l'environnement serait dégradé.
Je suis adepte des randonnées à la découverte de la nature pour admirer la faune et la flore, mais aussi j'apprécie découvrir et faire découvrir le riche patrimoine architectural de ma région.
Pour ces raisons je pense que construire un tel bâtiment serait fort préjudiciable pour tous.

Réponse apportée

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre contribution dont nous prenons bonne note.

Les thématiques que vous abordez ont fait l’objet de réponses de notre part à la suite de précédentes observations dans ce même registre, auxquelles nous vous invitons donc à vous reporter, eu égard au temps matériel dont nous disposons avant la remise du bilan du garant, qui nous contraint à prioriser sur l’instant les réponses aux observations comportant de nouvelles thématiques ou de nouveaux aspects.

Dans tous les cas, nos réponses à chacune des thématiques abordées dans le registre et à travers les évènements de la concertation seront synthétisées et, le cas échéant, complétées dans le bilan du Maître d’Ouvrage que nous publierons sur le site de la concertation dans un délai de 2 mois à compter de la parution du bilan du garant.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

Observation n°261 (Web)

Par NADEGE SOUYFA
Déposée le 6 mars 2022 à 19h43
Une prison à la campagne pourquoi pas mais pas à n'importe quel prix !

Il faudra impérativement qu'elle respecte le cadre rural dans lequel elle va être construite à savoir :

1/ respectueuse du cadre environnemental. Actuellement Il n'existe aucun immeuble haut dans le village de crisenoy et dans le hameau des bordes ce qui induit tout naturellement dans le projet de construction à venir l'absence de de hauts miradors qui auraient pour conséquence de défigurer le paysage de la Brie.
Cette prison devrait donc avoir plus une vocation de préparation à la sortie qu'une vocation sécuritaire. Afin de respecter cette logique il faudrait donc construire des places d'établissements pour peines qui sont d'ailleurs actuellement peu nombreuses en Ile de France. ( Cela permettrait de désengorger les Maisons d'arrêts en y affectant dans cet établissement des personnes détenues ayant fait preuves de gages sérieux de réinsertion lors de leurs passages en MA)

2/ respectueuse de ses habitants qui ont choisi volontairement de s'éloigner des villes pour vivre paisiblement dans un cadre rural calme. En conséquence, le public carcéral devra donc être un public le plus respectueux possible du cadre, attaché à préparer activement sa réinsertion sociale à travers notamment la valeur travail, valeur très mise en avant dans le monde de la ruralité.

Le projet de création d'une prison de 1000 places n'est actuellement pas plus cohérent avec ce qui fait l'ADN de la ruralité à savoir un nombre limité de personnes vivant sur un même territoire. Sauf peut être à imaginer plusieurs prisons à l'intérieur de la prison comme des hameaux dans un village. Comment imaginer demain qu'il y aura plus de personnes à l'intérieur des murs que d'habitants à l'extérieur ? (la commune de crisenoy comporte 670 habitants).

La commune de crisenoy est un village rural à taille humaine, la prison devra donc impérativement respecter également ce critère faute de quoi cet établissement ressemblera aux nombreuses prisons déjà existantes et surpeuplées de la région parisienne.

Pour relever le défi de la création d'une prison du XXI ème siècle à la campagne respectueuse des personnes et de son environnement, les décideurs doivent donc se poser la seule question de savoir quelle type de prison peut aujourd'hui être construite en milieu rural permettant à toutes et à tous d'être acceptée ? (ELUS, REPRÉSENTANTS DE L'ADMINISTRATION, HABITANTS, ASSOCIATIONS, PERSONNELS, PERSONNES DÉTENUES,FAMILLES DES PERSONNES DETENUES.)

Il est possible de répondre à cette question en impliquant véritablement tous les acteurs du terrain. Il faut créer les conditions d'une véritable concertation en réunissant toutes les idées. A défaut d'une concertation, personne ne s'y retrouvera dans le projet de construction d'une prison à la campagne...

Mme SOUYFA Nadège
Habitante de Crisenoy

Réponse apportée

Madame,

Nous vous remercions pour votre contribution et vos remarques dont nous prenons bonne note.

Vous abordez particulièrement les sujets du type de structure pénitentiaire, des régimes de détention et profils des détenus.

Il s’agit justement des sujets sur lesquels l’administration pénitentiaire mène actuellement une réflexion, au regard notamment du contexte et des besoins nationaux, puis régionaux.
Le bilan de la concertation sera également communiqué à l’administration pénitentiaire afin qu’elle ait bien connaissance des enjeux locaux.

Notez enfin que, comme nous avons pu le préciser en réponse à d’autres observations, la limitation des impacts de l’établissement pénitentiaire sur son environnement se traite également par le biais de l’immobilier, notamment à travers des principes de mise à distance, implantation et orientation des bâtiments, etc.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
API

Observation n°260 (Web)

Par Christophe Guitton
Déposée le 6 mars 2022 à 19h42
Le 3 février, nous avons participé , nous les crisenoyens, à cette réunion publique, parodie de démocratie, et monstre d’hypocrisie de la part de quelques-uns.
Et dans le lot, le fameux président de la communauté de commune.
À notre interpellation, nombreux que nous étions, en colère de voir ce Monsieur dans la salle, privant d’une place un crisenoyen, plutôt que d’être sur la scène, lui le grand défenseur de ces projets ZAC et prison à Crisenoy, il a peiné à nous répondre. Mais nous avons tous entendu qu’à la question d’un crisenoyen, «  accepteriez vous cette prison sur votre commune de Machault ? », sa réponse positive ! Alors, ma question pour les services de l’APIJ, avez vous considéré cette réponse ? Avez vous pris en compte cette position d’un élu de poids, le président de la CCBRC, prêt a proposer une solution alternative, et que nous imaginons tous bien pesée, bien partagée avec les habitants de sa commune, et répondant elle à vos critères de sélection pour la construction d’un centre pénitentiaire.

Car oui, comme la démonstration est faite ici sur ce site, par les nombreux témoignages précis et étayés, par des positions fortes d’élus, de groupes et associations, cette orientation folle de positionner un projet de prison de 1000 places n’a aucun sens.
Et nous allons nous battre pour faire échouer ce projet fou. Nous allons défendre nos terres agricoles comme nous le faisons depuis 20 ans, contre cette destruction irresponsable.
Il est grand temps de penser à une alternative. De reprendre la négociation avec les élus de communauté de commune de Melun.
Il est grand temps de remettre les pieds sur terre ( la notre est riche et fertile !) et de reprendre cette copie bien moche depuis le début.
Non à la destruction des terres agricoles, non à cette prison à Crisenoy , non au projet Zac.

Réponse apportée

Bonjour ,

Nous vous remercions pour votre contribution dont nous prenons bonne note.

Comme rappelé à plusieurs reprises, les services locaux de l’Etat ont procédé à une première recherche foncière afin de soumettre à l’APIJ des sites sur lesquels celle-ci a réalisé une analyse multicritère. L’APIJ a rendu public les informations dont elle dispose, à savoir l’analyse qu’elle a menée sur les 5 sites qui lui ont été soumis. Cette analyse est disponible dans la page « documents de présentation » du registre dématérialisé.

Quelques autres sites ont été évoqués, à travers les commentaires du registre, qui n’avaient pas été soumis à l’APIJ par les services de l’Etat. Pour chacun de ces sites, après analyse, l’APIJ a expliqué pourquoi ces sites ne pouvaient a priori pas convenir.
Aucun site sur la commune de Machault n’a été proposé à l’analyse de l’APIJ dans ce cadre.

Nous vous remercions de votre participation dans le cadre de cette concertation dont il sera tenu compte dans la poursuite ou non du projet.

Cordialement
——
APIJ

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